Appolline

Et les couleurs du ciel.

lundi 19 mai 2008

-"Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l'amour et toi, la seule qui compte aujourd'hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venu."*-

     Je voudrais que tout soit fini. Ou si c'est pas le cas, qu'il soit assez grand et fort pour m'emmener loin, loin de tout ça. Qu'il m'emmène à Blagnac voir les avions décoller parce qu'il sait que j'aime ça. Je voudrais qu'il me parle avec une haleine d'alcool, qu'il me rassure en m'entourant de ses bras. Je voudrais qu'il ait l'air un peu méchant, sans l'être ; qu'il ait peur de me piquer avec sa jolie barbe de 3 jours. Je voudrais qu'il soit libre, qu'il me surprenne, qu'il débarque à n'importe quelle heure chez moi. Je voudrais qu'il m'appelle, mais pas trop souvent. Juste quand je ne m'y attends pas. Je voudrais qu'il me dise viens on s'en va quand je pleure. Qu'il ait une beauté sombre, qu'il fume à la fenêtre. Qu'il me fasse (aimer) l'amour comme jamais. Qu'il ait l'air dur, des tatouages noirs sur les bras, des principes dans la tête. Et qu'il m'aime fort. Aussi fort que jamais.

* Robert Desnos, J'ai tant rêvé de toi.

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