mercredi 23 juillet 2008
-"Ton ombre qui s'étend sur moi
Je voudrais en faire un jardin"*-
Papa revient de sa promenade avec un panier plein de mûres sauvages. Dans la marmite, ça boue avec du sucre et ça embaume la maison d'une douce odeur de grand-mère. Et pendant qu'il remue tout ça, assise sur le plan de travail, mes petites jambes se balançant dans le vide, je m'agrippe à ma tasse de thé ; et, comme quand j'étais petite, je résiste je résiste je résiste pour ne pas tremper mes doigts dans cette jolie bouillie violette.
*Eluard (évidemment), Négation de la poésie, in Le temps déborde.
Commentaires
Rohh
Pas comme si ça donnait envie !
J'en veux!
Moi, ça me fait ça aussi. Mais plutôt avec les rillettes.
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