samedi 12 avril 2008
-"Repousser la limite, et lire ta main"*-
Trois jours sans nouvelles. Tant pis. Je m'enferme dans ma chambre, avec mon amertume et la pluie qui rythme ma lecture de Poe. J'ai l'impression de revenir en seconde, c'est-à-dire il y a quatre ans. Sauf que j'arrive pas à me concentrer autant sur mes devoirs. Mais j'attends toujours autant. Q'un il m'appelle. Alors qu'il ne le fera pas. Alors pour moins attendre, je fais des listes de livres à lire, à ficher. Et aussi je prévois d'aller faire du vélo sous la pluie, parce que c'est plus romantique, et parce que je peux plus attendre pour l'enfourcher tellement il m'a manqué, ce petit machin argenté.
jeudi 10 avril 2008
-"Ton indifférence ne me touche pas"-
Je peux très bien me. Passer de toi.
mercredi 2 avril 2008
-"In the flood again etc."-
Allez, je me remets à écrire ici régulièrement. Et j'arrête de boire 4 litres de thé par jour. Et je mange plus de chocobons. Ouais ouais. Poisson d'avril. Ouais ouais...
samedi 15 mars 2008
-A bout de souffle-
Je me sens observée, alors je vais les voir tous les deux, toute pimpante dans min uniforme noir et mes collants rayés qui allongent mes jambes. Vous avez choisi ? L'un, celui qui est en face de moi, fait non de la tête. Je remarque tout de suite ses tatouages sur le bras. Il est beau. On dirait un peu un comédien de tragédies. Bon bah je repasse tout à l'heure. Je me sens encore observée. Je vais les revoir pour prendre la commande de leur dessert. Toujours pas prêts. Alors je me dis qu'en fait, ils regardent dans le vide, et que mon égocentrisme me fait croire qu'on m'appelle du regard du côté de la table 601. Tant pis. Je pars déconner en plonge avec Julien. Puis je reviens. Le monsieur me regarde avec insistance. Alors je viens. Je vous écoute ! - Euh, excusez-moi mademoiselle, j'aurai juste une petite question... - Oui ? - Vous faîtes partie du dessert ? il demande avec un regard mi-coquin mi-timide. Je souris, je suis contente. - Ah non non, moi je suis pas comestible vous savez, puis y'a pas grand chose à manger chez moi hein... Alors ? - Bon bah ça sera deux banana-split (!!!!) mais sans allusions hein... Je leur rapporte donc leurs desserts surchargés de chantilly. Ah, je peux vous piquer votre stylo mademoiselle ? Je réponds oui, tout en voyant venir le traquenard, le petit mot coincé entre l'attache et mon stylo bleu, le stylo ensuite tendu comme si. Comme si effectivement, y'avait pas ce petit rectangle blanc après, avec son écriture ronde dessus. Mademoiselle, vous pas comestible ? J'en doute... Vous êtes à croquer. Rodophe (!!!!!). Hum :)
lundi 3 mars 2008
-Je voudrais pas crever avant d'avoir usé sa bouche avec ma bouche son corps avec mes mains le reste avec mes yeux-
Je suis déçue, mais déçue. Tellement déçue que ça me fait mal. Mal de pas le voir ce soir. Mal parce que j'avais déjà imaginé toute notre soirée. Mal mal mal. J'aurais jamais pensé. Paf. Ca a fait paf quand il a appelé. Il faut que je te dise : j'ai trop de plans avec des filles, je voudrais qu'on se voit pas cette semaine. Il faut que je réfléchisse. Mouais. Premier petit chagrin de coeur. En vingt ans. Heureusement que je tombe jamais rarement amoureuse. Qu'est-ce que ç'aurait été avec tous les autres...
dimanche 24 février 2008
-"Ne gâtons pas les choses en les exprimant."-
Elle dit, Virginia Woolf, dans La Promenade au Phare. Et si vous me cherchez, ben je suis à Londres. Retour et fin de la diète du porte-monnaie le 1er mars. See ya' soon guys :)
samedi 9 février 2008
-"J’ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d’or d’étoile à étoile, et je danse"-*
Je m'assieds à une table qui traînait dans le hall d'entrée de la BU en attendant Laura, ma binôme pour l'exposé d'Histoire de l'art. Mes jambes enveloppées dans un collant bleu ciel se balancent dans le vide. Excusez-moi, hum..., dit une voix masculine à ma gauche. Purée, je l'avais pas vu venir celui-là. Je me retourne espérant que ce soit Etienne et je vois un étudiant brun, trappu, et (horreur) plus petit que moi (remarquez c'est assez facile...). Oui ? Je dis avec un sourire pour pas paraître trop désagréable, même si mince, j'étais tranquille, là, à attendre Laura en rêvassant. Vous enseignez ici ? - Hum euh non, je suis étudiante. - Ah, vous faites une thèse de quoi ? - Je fais pas de thèse. -Ah, bah c'est quoi votre sujet de master alors ? - Je suis en deuxième année... de licence vous savez. - Oh c'est vrai, je pensais que vous étiez enseignant ici. Je le regarde avec des grands yeux. Je voulais juste vous dire mademoiselle, vous êtes ravissante. Vous êtes italienne ? - Ma mère est sicilienne. Oh et vous parlez l'italien ? - Si (quoi je frime ^^ ?). Et il commence à me parler en italien. Mon Dieu. C'était affreux. Il avait un espèce d'accent russe, ou turque j'en sais rien (oui bon c'est très différent mais voilà...). Il hachait les mots, moi j'inclinais la tête en souriant, priant pour que Laura arriiiiive viiiiiiteuh ! Finalement, oh j'ai cours de chinois je dois y aller, zut est la seule chose que j'ai réussi à sortir de ma bouche pour quitter ce monsieur qui commençait à me raconter sa vie d'étudiant en droit fauché (ça durera pas mon vieux, dans cinq ans, t'inquiète, tu seras plein aux as, et ah là, peut-être on pourra se marier). Oui, je suis horrible. D'autant plus que, comme vous le savez, je n'ai jamais suivi un cours de chinois de ma vie. Et encore moins un vendredi soir à 18H30. Mais bon. Je reste vexée de ce qu'il m'a dit : ok, je suis grande, mais quand même, ça se voit que j'ai 20 ans... Déjà qu'à Pizza Hut les enfants m'appellent Madame ou Madame Claire (quand ils savent lire les badges) si maintenant les adultes s'y mettent...
(* C'est d'ailleurs peut-être, un trop joli titre pour cette note.)
mercredi 6 février 2008
-C'était un vers de Reverdy sur le ciel, mais je m'en souviens plus maintenant...-
Partiels finis samedi midi. Week-end à courir partout, partout, à Ikéa pour le cadeau d'Agnès, à Carrefour pour la confiture aux cerises que j'apporterai deux heures plus tard dans une soirée où les gens pensent qu'en France, les grèves sont un signe de bonne santé politique, et que certains fromages font des bulles. Passer une courte soirée à discuter avec deux Taïwanais en anglais, les seuls qui sont venus vers moi. Ah non, il y a eu le Hongrois aussi, mais il n'avait rien à dire, puis il m'embrouillait à parler en allemand, et puis moi j'aime pas mener la conversation toute seule (comme avec Sylvain, maintenant je l'évite, de toutes manières il ne vient jamais vers moins non plus). Je l'ai aussi regardée, elle, Anny avec qui il avait avoué m'avoir trompée. Je me souviens le soir où il me l'avait dit. J'ai passé une partie de la nuit enfermée dans la salle de bain. Aujourd"hui, je me dis que vraiment, c'était ridicule. De toutes façons, j'ai pas fait mieux avec B. après. Sans compter mon envie insatiable de me reprendre là où on s'était arrêté avec J.-D....
Hier ma patronne m'appelle. Oui oui je peux travailler le mardi parfois aussi. Et je pense qu'il faudrait aussi que je lui dise pour dans deux semaines, Londres et tout. Mais j'ose pas, sans savoir pourquoi, parce qu'elle m'a toujours autorisée à partir quelques jours pendant les vacances. Avant-hier, je raconte mes cauchemars à ma mère, qui pleure quand je lui dis que je parle à ma grand-mère défunte dans ma tête en lui demandant de me protéger quand je prends l'avion. Et puis je perds mon écharpe dans le métro aussi, alors je maudis l'humanité entière. Je râle contre la prof d'Ancien Français du dernier semestre qui m'a fait gaspiller trois feuilles doubles parce que pendant le partiel, elle donne les informations essentielles au bout d'une heure... Et pendant que je lis Brecht dans le métro, que je rumine ma haine contre la race humaine, une main se pose sur mon épaule. Complètement absorbée par ma Kurzgeschichte, je manque de crier. Puis je lève la tête, et je vois. Etienne. Je lui souris, il me console pour mon écharpe et dis qu'il comprends mon humeur misanthropique du jour. Et moi je l'écoute à peine. Je suis juste contente qu'il me dise bonjour et qu'il soit là aujourd'hui, même si c'est quelques minutes dans le métro. Allez, la prochaine fois, j'oserai lui demander son numéro. Mais non mais non il a pas de copine...
dimanche 20 janvier 2008
-"Mais comment t'atteindre ?"-
Mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience mauvaise conscience. Et puis de toutes façons, l'anglais. J'aime pas. Je veux faire de la philo, moi.
lundi 14 janvier 2008
-Iguazu-
Partiels dans une semaine. Sur mon bureau, c'est le bordel. J'ai acheté une théière aux soldes. Manu m'a réveillée en faisant un brouhaha immonde d'assiettes qui se cognent contre la céramique du lavabo (oui parce qu'ici on fait pas la vaisselle dans les éviers). Ca m'a évité d'arriver en retard en cours. Sept euros vingt de pourboires hier. Lundi, un beau garçon qui m'en laisse trois, un groupe d'Allemand m'en donne cinq. Je rêve que je me fais virer. Envie d'avoir un amoureux allemand (comprendre germanophone). Ou italien tiens. De recommencer ici pour le noir. Et la musique de Babel dans les oreilles. Déboires de la prépa. Goût amer. Et douce nostalgie. Je n'aurais jamais pensé.